La myosite suppurée : aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs à propos de 24cas.
View/ Open
Date
2018Author
Guèye, Alioune Bertin
Dembélé, Badara
Daffe, Mohamed
Diouf, J. D.
Dia, Rokhaya
Diouf, Alioune Badara
Sarr, Lamine
Niane, Mouhamadou Moustapha
Kinkpé, C. V. A.
Diao, Souleymane
Coulibaly, Ndèye Fatou
Diémé, Charles Bertin
Metadata
Show full item recordAbstract
Introduction : La myosite suppurée est une infection
primaire du muscle strié squelettique souvent associée
à la formation d’abcès. Elle entre dans le cadre
nosologique des myopathies inflammatoires. Le but de
notre travail était de déterminer les facteurs
épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs
de cette pathologie.
Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude
rétrospective de janvier 2008 à décembre 2015 ayant
concerné tous les patients présentant une suppuration
intramusculaire traitée et suivie dans le service.
Résultats : Il y avait 24 patients dont 17 hommes
(70,8%) et 7 femmes (29,2%) âgés de 35 ans à 80
ans. Les facteurs étiologiques étaient représentés par
un traumatisme musculaire récent (20,8%), un diabète
type II (12,5%), une infection sous-jacente (8,3%). Tous
les patients présentaient une augmentation de volume
du membre atteint. L’atteinte prédominait des membres
inférieures (83,3%) et unilatérale dans 91,7% des cas.
Le muscle quadriceps était le plus concerné (58,3%).
La ponction exploratrice a ramené du pus chez tous.
Tous nos patients ont bénéficié d’un drainage chirurgical
couplé à une antibiothérapie probabiliste puis adaptée
(20,8%). Le Staphylococcus aureus est le germe le plus
retrouvé et a été mis en cause chez 15 patients sur 17
cultures positives. La cicatrisation a été obtenue chez
les 13 patients revus. Les complications étaient
représentées par une amyotrophie non chiffrée du
muscle quadriceps retrouvée chez 2 patients et une
raideur articulaire chez 4 patients des cas.
Conclusion : La myosite suppurée est une infection
bactérienne relativement rare. Prise en charge
précocement et de manière adéquate, son évolution
est habituellement favorable. L’apport de l’imagerie est
important. Toutefois, dans nos contextes, la ponction
doit être un examen facile car permettant de suspecter
le diagnostic
