Les ruptures du tendon calcaneen : aspects épidémiologiques et cliniques à propos de cas.
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Date
2018Author
Diouf, Alioune Badara
Daffe, Mohamed
Dembélé, Badara
Sarr, Lamine
Coulibaly, N. F.
Sané, André D.
Diémé, Charles B.
Metadata
Show full item recordAbstract
Introduction : La rupture du tendon
calcanéen encore appelé tendon d’Achille
est une solution de continuité totale ou
partielle du tendon. L’objectif de notre
étude était de décrire les différents aspects
épidémiologiques, cliniques,
thérapeutiques et fonctionnels de cette
lésion. Matériels et méthodes : Il s’agissait
d’une étude rétrospective continue portant
sur 23 cas colligés au service d’orthopédie
de HALD sur une période de 09 ans.
Résultats : Nos patients se répartissent en
18 hommes et 5 femmes. L’âge moyen
était de 38 ans. Les circonstances
prédominantes étaient les accidents de
sport l avec 65,52 pour cent. Deux patients
avaient eu des fractures de la cheville sur
le même coté de la lésion, un seul patient
était diabétique et un autre avait un
antécédent de tendinite calcanéenne traitée
par des infiltrations de corticoïde. Les
signes cliniques les plus importants pour la
rupture du calcanéen étaient le test de
Thompson positif chez 21 patients, le signe
de Brunet Guedj retrouvé chez 8 patients et
l’impossibilité de l’appui monopodal
observée chez 16 patients. L’échographie
et la radiographie standard face et profil
étaient réalisées respectivement chez 17 et
19 patients. Discussion : Les ruptures du
tendon calcanéen avaient été peu décrites
dans la littérature jusqu’au milieu du
XXème siècle. Durant ces deux dernières
décennies, plusieurs auteurs avaient
rapporté une augmentation de l’incidence
des ruptures du tendon calcanéen. Il faut
rechercher systématiquement le diabète, la
goutte, le lupus érythémateux disséminé,
les infiltrations aux corticoïdes, la maladie
d’Osgood Schlatter et toutes les
ostéochondroses. Conclusion : La prise en
charge de la rupture du tendon calcanéen
reste un sujet à controverse. Le
développement de techniques percutanées
et fonctionnelles n’a toujours pas permis
actuellement de conclure à la supériorité
d’un traitement par rapport à un autre
