| dc.description.abstract | Le réchauffement climatique devient de plus en plus important en termes d’intensité, de
fréquence et de durée dans certaines zones océanique et en particulier dans l’océan atlantique
tropical oriental (notre zone d’étude). Ce phénomène connu sous le nom de vague de chaleur
marine (VCM) ou canicule marine a entrainé de nombreux dégâts tant dans le domaine
économique que social (Gao, Z et al., 2023). C’est un évènement prolongé d’eau chaude qui
dure au moins cinq jours consécutifs pendant lesquels la température dépasse un certain seuil
noté 𝑇90 (température au-delà de laquelle certains animaux dans l’océan comme les coraux
subissent un stress thermique).
Dans ce travail, les caractéristiques des vagues de chaleur marine ont été étudiées sur l’océan
atlantique tropical oriental en fonction de leur variation interannuelle et intra-saisonnière, de
leur tendance temporelle et de leur répartition spatiale. En l’occurrence, nous avons utilisé trois
types de données que sont : les données OISST, les données ERA5 et les données de GEBCO-
2024 nous permettant d’avoir respectivement la température de la surface de la mer et donc les
caractéristiques des VCM, les flux de chaleur latente et sensible qu’échangent l’océan et
l’atmosphère et la bathymétrie de la mer dans notre zone d’étude (l’océan atlantique tropical
oriental) sur une période de 38 ans allant de 1982 à 2019.
Les résultats sur les variations interannuelles des caractéristiques des VCM montrent que leurs
durées, leurs intensités cumulées et leurs intensités maximales suivent des phases légères de
croissance et décroissance entre 1982 et 1997, une phase relativement stable entre 1997 et 2013,
puis une phase d’augmentation rapide et significative à partir de 2013 notée pour la durée et
l’intensité cumulée, et une augmentation progressive et non significative pour l’intensité
maximale. Concernant l’intensité moyenne, les données révèlent des périodes de fluctuations
avec des pics marqués en 1987, 2007 et 2014.
Quant aux variations intra-saisonnières les résultats montrent que les VCM sont plus intenses
en hiver.
Nos résultats ont montré également que la tendance temporelle et la répartition spatiale des
caractéristiques des VCM telles que leur durée, leur intensité cumulée et leur intensité maximale
ont des valeurs plus importantes vers le Nord et plus remarquées vers les côtes de l’Afrique de
l’ouest. Tandis que leur intensité moyenne a des valeurs plus importantes dans les régions
centrales et certaines vers le sud-ouest.
Quant à la fréquence et probabilité d’apparition des VCM, notre zone d’étude est fortement
affectée par des VCM de catégorie faible et rarement par celles de catégorie modérée, forte ou
extrême. | en_US |