| dc.description.abstract | En Basse Casamance, les agriculteurs conservent délibérément certaines espèces ligneuses dans
leurs champs pour préserver la fertilité des sols, maintenir la biodiversité, disposer des revenus
additionnels etc. Parmi ces espèces figure Elaeis guineensis Jacq. avec ses multiples services
écosystémiques. Malgré son rôle crucial, E. guineensis fait face à une pression anthropique
croissante et aux effets du changement climatique qui menacent sa survie dans les parcs. Cette
étude est une contribution à la meilleure connaissance des parcs agroforestiers à Elaeis
guineensis en Casamance. Pour ce faire, des relevés de végétation ont été réalisés dans des parcs
agroforestiers à Elaeis guineensis à Bandjikacky et à Diannah. L’échantillonnage systématique
a été utilisée où la première placette est choisie au hasard et les autres obtenues en suivant le
tracé avec des pas de 50 m. La taille d’une placette est de 50 m X 50 m soit une superficie de
2500 m2. Ainsi, 45 placettes ont été réalisées dans chaque site, soit un total de 90 placettes. Les
logiciels Rstudio, Minitab, Arcgis et ENVI ont été utilisés pour le traitement des données. La
flore ligneuse des deux sites est riche de 59 espèces réparties en 51 genres et 20 familles
botaniques. Sur les 59 espèces inventoriées, 52 espèces sont recensées à Bandjikacky contre 42
espèces à Diannah. Les familles les plus représentées sont les Fabaceae et les Moraceae (11,8
%) avec 7 espèces chacune suivies des Apocynaceae (10,1 %) avec 6 espèces. Les résultats de
la diversité floristique ne montrent aucune différence significative (p˃0,05) entre les deux sites.
Bandjikacky présente la densité (72 individus/ha), la surface terrière (5,8 m²/ha) et le taux de
recouvrement (17,22 %) les plus élevés. Le taux de régénération est très élevé 83,85 % dans les
sites d’étude. La régénération, l’abondance et la densité de E. guineensis sont très importantes
dans les deux sites. L’étude de la dynamique de la végétation au sein des communes de Kataba
1 et Kafountine entre les années 1980, 2000 et 2024, révèle des modifications significatives des
paysages naturels et de la structure démographique. Il en ressort une régression du couvert
végétal de 9800,41 ha soit 19,45% au profit des zones de cultures (9127,37 ha) et d’habitat
(1821,66 ha) soit une évolution de 351,01%. Ces résultats confirment que les parcs à Elaeis
guineensis sont soumis à des pressions importantes, compromettant les services écosystémiques
essentiels à la résilience et à la subsistance des populations locales d’où la nécessité de leurs
conservations à travers une gestion rationnelle. | en_US |