| dc.description.abstract | Introduction : Pseudomonas aeruginosa est un bacille Gram négatif, pathogène opportuniste, saprophyte des environnements humides faisant parti des germes vivant dans l’environnement hospitalier. Il est souvent impliqué dans la survenue d’infection nosocomiale. Actuellement il est sujette à une grande résistance grâce à ces nombreux facteurs de virulence et ses capacités en à créer de nouveaux.
Matériel et méthode : il s’agissait d’une étude rétrospective regroupant tous les patients chez qui une souche de Pseudomonas aeruginosa a été isolée durant la période du 01 janvier 2023 au 31 décembre 2024. L’objectif de cette étude était de déterminer le profil de résistance des souches Pseudomonas aeruginosa dans le laboratoire de biologie médical de l’Hôpital de la paix de Ziguinchor.
Résultats : Au total 103 souches de Pseudomonas aeruginosa ont été isolés, la moyenne d’âge de nos patients était de 54,38 ans. 58 (56,3 %) souches isolées provenaient des patients non hospitalisés contre 45 (43,7 %) souches qui provenaient des externes. Les hommes étaient prédominants (70 %) avec un sex-ratio de 2,33. Le service de chirurgie générale comptait 22,3 % des souches de Pseudomonas aeruginosa isolés suivis du service d’urologie 21,36 % et 15,53 % pour la médecine interne. Les échantillons d’urine (61 ,2 %) et de pus (35 %) étaient les plus représentés. Parmi les 103 isolats de P. aeruginosa, 47,9 % étaient résistants à la ticarcilline, 72,7 % à la ceftazidime, 23 % à la céfépime, 21,7 % à l’aztréonam et 64,7 % à l’imipenème. 89,3 % à 90,9 % de ces isolats gardaient une bonne sensibilité aux aminosides. 92,5 % restaient sensibles à colistine et 78,9 % à ciprofloxacine. Les isolats de P. aeruginosa gardaient une bonne sensibilité aux bêtalactamines. En effet, 19,42 % étaient des souches sauvages. Seulement 3,88 % de ces isolats produisaient une carbapénèmase et pénicillinase, 4,85 % possédaient une céphalosporinase hyper produite, 7,77 % développaient un mécanisme de résistance par efflux, 29,13 %. développaient une imperméabilité aux bêtalactamines par perte de porine D2. Dans notre étude, 29,13 % des souches de P. aeruginosa étaient des souches sauvages vis-à-vis des aminosides. Les différents phénotypes de résistance obtenus ont été les suivants : 13,59 % phénotype G, 14,56 % phénotype GT, 7,77 % phénotype GTN et 9.71 % phénotype GTNA. Parmi les souches de P. aeruginosa, 45,63 % avaient un profil non interprétable de résistance aux quinolones.
Conclusion : Pseudomonas aeruginosa est une bactérie opportuniste particulièrement préoccupante dans les hôpitaux de par la gravité des infections qu’il entraine et sa grande capacité de résister face aux agents antimicrobiens. Une surveillance de l’épidémiologie locale des résistances acquises, un usage raisonné et hiérarchisé des antibiotiques et l’application des mesures d’hygiène hospitalière sont des bases indispensables pour limiter l’émergence et la diffusion des souches résistantes de Pseudomonas aeruginosa | en_US |