« Notations Financières et classifications des IMF : une analyse de l’ampleur de l’exposition aux risques de viabilité financière et sociale sur le marché du microcrédit de la Zone UEMOA »
Abstract
Cette thèse se propose de classifier et de noter les Institutions de Microfinances (IMF) sur la base de leur exposition
aux risques de viabilité financière et sociale sur le marché du microcrédit de la zone UEMOA (Union Economique
et Monétaire Ouest Africain). L’analyse théorique montre qu’il n’existe pas assez de travaux sur la notation en
microfinance malgré son importance. La note obtenue par les IMF est un indicateur de risque pour ces dernières
mais aussi pour les investisseurs. La notation permet de réduire l’asymétrie d’informations entre investisseurs et
institutions. Les résultats de cette étude ont montré qu’une bonne gouvernance permet aux IMF d’être viables
financièrement et d’augmenter l’offre de microcrédit alors que les politiques d’inclusion financière les exposent aux
risques de viabilité financière sur le long terme. Les analyses empiriques menées dans le cadre de cette recherche
s’appuient d’abord sur une classification hiérarchique ascendante pour étudier les risques dans les IMF de la zone
UEMOA. Cette méthode consiste à chaque étape à regrouper les pays par groupe suivant le type de risque. Ainsi les
pays présentant des risques similaires sont regroupés dans un même groupe appelé « cluster » puis, on identifie
chaque année les risques auxquels sont exposés chaque pays. Sur la base de ces risques une note qui représente le
risque le plus présent durant la période d’étude est attribuée à chaque pays. Les lettres de l’alphabet ont été choisi
pour la notation, mais à la différence des agences de notations, les notes ne reflètent pas la probabilité de défaut mais
les risques auxquels sont exposées les IMF de la zone. Ensuite, elles s’appuient sur les modèles linéaires généralisés
(GLM) pour étudier comment les politiques de viabilité, d’inclusion et les normes de gouvernance exposent les
institutions de microfinances au risque de massification du microcrédit. Les résultats ont montré que les IMF qui
sont sous surveillance rapprochée, qui financent les activités du secteur informel ou qui ont une bonne
autosuffisance opérationnelle c’est-à-dire qui sont performantes, arrivent à d’atteindre un plus grand nombre de
client dans l’offre du microcrédit. Cependant les IMF devraient dans leurs stratégies de massification financer les
activités de commerce et de transport afin d’augmenter l’offre de microcrédit.
