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dc.contributor.authorBa, Boubacar
dc.date.accessioned2026-01-21T09:36:27Z
dc.date.available2026-01-21T09:36:27Z
dc.date.issued2025
dc.identifier.urihttp://rivieresdusud.uasz.sn/xmlui/handle/123456789/2692
dc.description.abstractLES COMPLICATIONS DE LA DÉPIGMENTATION ARTIFICIELLE : UNE ÉTUDE SUR 84 CAS DANS LES DEUX SERVICES DE DERMATOLOGIE DES HÔPITAUX RÉGIONAUX DE ZIGUINCHOR RÉSUMÉ Introduction : La dépigmentation artificielle est un problème majeur de santé publique. Malgré la réglementation en vigueur, les agents éclaircissants continuent de dominer l'industrie cosmétique. Ces agents sont responsables de complications locales et générales parfois sous-estimée. La fréquence de cette pratique, souvent non avouée, ainsi que l’absence de données locales nous ont incités à réaliser cette étude. L’objectif général est d’identifier la prévalence des complications de la dépigmentation artificielle. Matériels et méthodes : Nous avons mené une étude descriptive prospective analytique et transversale portant sur les cas de complications de la DA consultant aux services de Dermatologie du centre hospitalier et de Ziguinchor et de l’hôpital de la Paix de Ziguinchor sur une période de 6 mois allant du 1er mai 2024 au 1er novembre 2024. Les données sociodémographiques et cliniques ont été analysées, de même que les facteurs déterminants de cette pratique, les produits utilisés et leurs modalités d’application. Résultats : Nous avions colligé 84 patientes qui présentaient des complications de la DCV. La prévalence était de 59,2 %. L’âge moyen était de 35,96 ± 11, 99, avec des extrêmes de 19 et 68 ans. La tranche d'âge la plus représentée était celle des 16 à 30 ans. Tous les cas recensés concernaient des femmes dont plus de la majorité (79,8 %) habitait à Ziguinchor et 28,9 % étaient des Diolas. La majorité des patients (95,2 %) étaient des sénégalaises. Les ménagères étaient les plus représentées, soit 36,9 %, suivies des commerçantes 29,8 %. La plupart étaient des femmes mariées (61,9 %) sans revenu mensuel dans 36,9 % avec un taux global de scolarisation de 89,3 %. Les antécédents étaient dominés les dermatoses (19,9 %), l’hypertension artérielle (16,7 %), et le diabète (6 %). Parmi ceux ayant des antécédents médicaux, 55,3 % n’ont pas remarqué une aggravation de la pathologie durant la pratique. Le teint intermédiaire représentait 64,3 % des cas. L’utilisation des produits dépigmentants à des fins cosmétiques était motivée par le désir d’être plus belles dans 33,3 % des cas, avec une application directe sur la peau rapportée dans 97,6 % des cas. Les produits à base d’hydroquinone et ces dérivés étaient les plus utilisés soit 48,7 %. Le prix des produits était inférieur à 5 000 F dans 76,2 % des cas. La majorité (73,7 %) achetaient elles-mêmes les produits. Bien que 94 % des patientes aient entendu parler des effets négatifs, 39,8 % la pratiquaient depuis plus de 10 ans et 90,5 % souhaitaient arrêter. L’utilisation des produits à base de lait de corps était plus fréquente avec 55,8 %, suivie les produits à base de crème avec 30 %. La majorité (95,2 %) appliquait le produit sur tout le corps et 45,2 % utilisaient 1 à 2 produits au cours de la pratique. Parmi les patientes qui sont au courant des effets secondaires, 58,3 % avaient été informés à travers la télévision ; 35,7 % l’avaient su à par leurs amis. Le produit était appliqué une fois par jour pendant la saison sèche chez 46,4 % des patientes, tandis que 60,7 % l’appliquaient deux à trois fois par jour pendant la saison humide. Les complications cutanées les plus fréquentes étaient l’ochronose (21,4 %), l’hyperpigmentation (17,9 %), l’acné (15,5 %) et la dermatophytose (13,1 %). Parmi nos patientes, 32,1 % présentaient un surpoids et 25 % étaient obèses. La prévalence de l’hypertension artérielle (HTA) était de 22,6 %, et celle du diabète de 19 %. Des associations significatives étaient observées : les produits à base de vitamine C présentaient plus HTA ; les patientes qui utilisées les produits à base d’acide kojique présentaient plus de dermatophytoses ; les patientes qui utilisées les produits à base d’AHA (alpha-hydroxy-acide) présentaient plus des vergetures et les patientes ayant utilisé des produits dépigmentants pendant plus de 10 ans présentaient une fréquence élevée de surpoids. Conclusion : La dépigmentation artificielle demeure très fréquente, en dépit de l’existence de mesures juridiques répressives et d’un bon niveau d’information sur ses complications. Elle est à l’origine de troubles cutanés, métaboliques et cardiovasculaires potentiellement délétères. La lutte contre ce phénomène doit constituer une priorité de santé publique.en_US
dc.language.isofren_US
dc.subjectDépigmentation artificielleen_US
dc.subjectComplicationsen_US
dc.subjectZiguinchoren_US
dc.titleLes complications de la dépigmentation artificielle : une étude sur 84 cas dans les deux services de dermatologie des hôpitaux régionaux de Ziguinchor du 1er mai au 1er novembre 2024.en_US
dc.typeThèseen_US
dc.territoireRégion de Ziguinchoren_US


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