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dc.contributor.authorDieng, Elhadji Malick
dc.date.accessioned2026-07-08T10:07:53Z
dc.date.available2026-07-08T10:07:53Z
dc.date.issued2023
dc.identifier.urihttp://rivieresdusud.uasz.sn/xmlui/handle/123456789/2776
dc.description.abstractCe travail se veut une double contribution. La première est une série d’histoire de vies de chérifs Aïdara, tous venus de la Mauritanie, pour s’installer en Casamance et y propager, par l’éducation et la persuasion l’islam pacifique ou l’islam soufi. La deuxième contribution est relative à l’impact de la geste religieuse Haïdara sur la Casamance. Ces différentes familles ont connu un succès remarquable, parvenant à intéresser des milliers de musulmans attirés par les méthodes éducatrices et de purification pratiquées par les soufis, par la perspective de créer de nouvelles relations sociales, par le désir de vivre à l’ombre du maître et de pratiquer le culte des saints, autour desquels s’est développée une véritable religiosité populaire. En outre, ces familles à travers le soufisme, ont joué un rôle décisif dans la diffusion de l’Islam en Casamance, au-delà des frontières atteintes par les conquêtes des premiers marabouts guerriers comme Fodé Kaba. Le soufisme était ouvert à toutes les couches de la population. Loin d’être un courant religieux élitiste, la mystique de l’islam était avant tout une affaire de masse. Elle n’est qu’un moyen de se purifier l’âme en vue de la rencontre de Dieu et par la souplesse convaincre les couches de la population de se convertir à l’islam sans contrainte. Les familles chérifiennes optent pour la méthode soufie pour se faire accepter par la population jadis foncièrement attachée à la religion traditionnelle. « Les confréries soufies autorisent l’Afrique noire à avoir ses propres saints, rendirent ainsi possible une expansion de l’islam bien au-delà des avant-postes arabes au sud du Sahara…et firent que les Africains noirs pouvaient devenir, dans les faits sinon dans la doctrine, leurs propres maitres dans leurs propres maisons de l’islam. » 296 Depuis quelques décennies, de nombreuses régions d’Afrique surtout subsaharienne connaissent un développement des mouvements djihadistes, notamment al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la région sahélo-saharienne, Boko Haram dans la région du lac Tchad, Al-Shabaab dans la Corne de l’Afrique, Ansar al-Sharia et l’organisation État islamique (EI) dans la région du Maghreb. Ces groupes ont mené de nombreuses attaques terroristes à l’origine de dizaines de milliers de victimes et du déplacement de millions de personnes. Le retour à l’islam noir dont fait allusion Jean loup Amselle dans la préface de son ouvrage « Islams africains : la préférence soufie » est peut-être une alternative à la montée en puissance de l’islam radical. « La préférence accordée à l'islam soufi, islam supposé pacifique, dans sa variante africaine, c'est-à-dire "noire", n'est que le nouvel avatar du primitivisme à l'âge du djihadisme. Le primitivisme, qui a fait de l'Afrique le continent du fétichisme à l'époque de la traite des esclaves, l'a ensuite caractérisé sous la colonisation comme le havre de l'"islam noir" et actuellement comme celui de l'islam soufi... Islam noir, Islam soufi : islams pacifiques ? »297 l'islam soufi, en tant que contre-feux à l'islam radical, les pouvoirs africains et les puissances étrangères qui interviennent sur le continent entendent le renforcer en organisant une "déradicalisation" du personnel musulman ouest-africain dans d'autres pays, comme la Lybie, soumis également à la menace salafiste, wahhabite ou djihadiste. L'islam soufi apparaît ainsi, en définitive, comme la variante postcoloniale de l'"islam noir". Le défi des Etats de l’Afrique subsaharienne est de trouver l’équilibre entre les variantes de l’islam opposée certes, mais conciliables pour une pacification de l’espace ouest-africains.en_US
dc.language.isofren_US
dc.subjectSoufismeen_US
dc.subjectCasamanceen_US
dc.subjectChérif haidaraen_US
dc.titleContribution à l'étude du soufisme et de son expansion en Casamance par les chérifs haidara : une histoire de longue durée (VIIe-XXe siècles)en_US
dc.typeMémoireen_US
dc.territoireRégion de Ziguinchoren_US


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